Cardiomyopathie alcoolique

1) Généralités

C'est la consommation chronique excessive d'alcool qui est associée à une insuffisance cardiaque congestive, à de l'hypertension, à des accidents vasculaires cérébraux ou des arythmies. La Cardiomyopathie alcoolique est la principale cause de cardiomyopathie dilatée non ischémique en Occident. Elle représente un tiers de l'ensemble des CMD. L'alcool agresse le myocarde par deux mécanismes :

  • essentiellement un effet toxique direct de l'alcool ou de ses métabolites.

  • parfois une carence nutritionnelle en vitamine B1.

2) Diagnostic

Le tableau clinique est celui d'un homme de 30 à 55 ans, buveur de longue date. Le développement de la maladie peut être insidieux, volontiers révélé par un accès de fibrillation auriculaire. La révélation sur un mode d'insuffisance ventriculaire gauche est habituelle. Palpitations et syncopes sont possibles.

3) Traitement

L'abstinence immédiate et totale est l'élément-clé du traitement, et la réversibilité de la maladie peut s'observer. La mortalité est de 30 à 40 % entre 3 et 6 ans, en particulier si l'abstinence n'est pas observée. En phase de décompensation, le traitement est conventionnel. La thiamine peut être ajoutée pour traiter un béri-béri associé. L'anticoagulation par antivitamine-K au long cours sera prudente du fait du risque de faible observance, de traumatisme, d'insuffisance hépato-cellulaire.

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